07.11.2008

Le jeudi, c'est opéra !

Bonsoir à toutes et à tous,

 

Hier soir, je suis allée voir un opéra.

Ben oui, j'aime bien ça et, en plus, celui-là est présenté assez rarement donc j'étais assez impatiente...

 

LAKME de Léo Delibes... Si, si, je suis sûre que vous connaissez au moins cet air là :

 

Bon alors, ça avait plutôt bien commencé parce que nous avons trouvé à nous garer à moins d'1 km de la salle de concert. Ce qui, en soi, n'était pas gagné et constituait presqu'un exploit !

Ensuite, il y a eu des gens absolument charmants pour oublier de venir voir le spectacle (à moins qu'ils n'aient eu vent de ce qui les attendait), ce qui fait que Madame Mère, Belle Blonde et moi-même avons pu quitter nos strapontins pour nous installer confortablement...

A ce moment là, je me suis dit que les signes avant-coureurs étaient excellents !!!

 

Les trois coups furent frappés et le spectacle commença...

Et, croyez-moi, quand je parle de spectacle, c'est vraiment ça !!!

 

Tout d'abord, l'ouverture. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas l'opéra, cela commence toujours par une mise en bouche musicale qui reprend le thème général de l'opéra. L'orchestre joue alors que le rideau est encore fermé.

Et c'est là que j'aurais dû décrypter la chronique d'une catastrophe annoncée mais j'ai eu la bêtise de me laisser porter par la musique et l'enthousiasme de voir un spectacle dont j'avais envie...

Tsst, tsst, tsst !

Le chef d'orchestre, celui qu'on imagine un peu à la De Funès dans "La Grande Vadrouille" est arrivé en bras de chemise. Faut bien admettre que ça met de l'originalité... Mais, foin de mon traditionnalisme de bas étage !

Heureusement, elle était quand même blanche, la chemise, ce qui est un minimum quand on sait que les chefs dirigent d'ordinaire habillés en  queue de pie... Mais surtout, elle était en espèce de tissu synthétique brillant comme du satin... D'un goût parfait !!!

Bon, bref, vous me direz que je chicane et que s'il dirige correctement, peu importe l'habit, pourvu qu'on ait le moine, hein ? Certes...

Mais ils nous avaient collé un moine volant !

Si, si, du haut de la fosse, on voyait ses bras s'agiter telles les ailes d'une mouette qui essaye de voler avec les pattes attachées au sol... Je ne vous parle pas de l'intensité des gestes qu'un chef peut mettre à diriger du Wagner ou du Beethoven. Non, là, ça ressemblait vraiment à une mouette qui s'affole !

 

Bon, passons, l'ouverture se termine et le rideau se lève sur un décor... Comment dire ? Ca se voulait un peu art déco baroque mais en fait ça faisait surtout kitch à mort !!!

Mais, bon, passons, Léo Delibes peut être considéré comme kitch par certains aspects et on peut se dire que le metteur en scène a voulu rendre un hommage vibrant au compositeur en allant jusqu'à respecter le style de son époque (à côté le salon avec les napperons en dentelle de la grand-tante Berthe est un modèle de sobriété...)...

 

Et, là, ils ont commencé à chanter. Normal, me direz-vous, pour un opéra !

Oui, sauf que là, on était quand même plus près de Luis Mariano et Carmen Sevilla dans "La Belle de Cadix" (paix à leur âme !) et que de José Van Dam et Cécilia Bartoli (même entrain de chanter sous leur douche !)...

Et, comment vous expliquer ?

Quand vous allez voir un opéra et qu'il est chanté avec des voix d'opérette, ça le fait franchement moins bien !!! Ca revient à faire du foie gras avec du foie de veau (et Belle Blonde m'a déjà dit que j'étais méchante avec les veaux !)...

 

Lakmé, jeune fille pure qui tombe amoureuse d'un officier britannique, avait dû être ingénue mais du temps où Valéry Giscard d'Estaing montait les marches de l'Elysée en courant (Rhôôôôôô, je vous entends déjà dire que je suis une mauvaise langue ! C'est vrai que j'exagère un peu mais pas tant que ça... En plus, la soprane qui interprêtait le rôle est blonde donc ils ont dû forcer sur le fond de teint et ils lui ont collé une perruque qui tenait plus du casque que de la chevelure ondoyante dans le vent chargé de parfums orientaux (ouh là ! Je m'emballe, moi !)...

Plutôt mignonette et elle il faut bien reconnaître qu'elle s'en est plutôt bien sortie par rapport au ténor qui interprêtait Gérald (l'officier anglais) mais tout le monde sait qu'au royaume des aveugles, les borgnes sont rois...

 

Alors, le jeune premier...

Je ne sais trop par quel bout commencer tant il y a à en dire !

C'est un ténor et, déjà, pour moi, ce n'est pas une tessiture très agréable à la base mais, en plus quand il est à moitié asthmatique, ça devient pénible !

Et puis, c'était Cadet-Réjoui-les-poings-serrés ! Ah ça, les poings se voulaient convaiquants... Le problème, c'est quand ils sont surmontés d'une face de lune, un peu gouillate (enfantine, pour ceux qui ne sont pas d'ici) voire un peu benête... On avait vraiment l'impression qu'il était content d'être là sur scène et que, du coup, il n'arrivait pas à se concocter une mine de circonstance...

Le top ayant été quand, pris au piège de la vengeance du père de Lakmé (vous sentez toute l'intensité du drame ?), encerclé par tous les sbires de Nilakantha (le père vengeur), prêt à se faire lâchement poignardé parce qu'il a osé tomber amoureux (c'est vrai, quoi, ça ne se fait pas !!!), il s'est tourné vers la salle avec la tête du Ravi de la crèche...

J'en étais presque heureuse qu'il se fasse trucider (enfin, qu'il s'écroule momentanément parce que Lakmé le sauve et on se le tape tout le 3ème acte... La vache ! Y a pas quelqu'un pour l'achever ???) !

 

Que dire des autres ? Pas grand chose...

Une petite mention à celui qui faisait Hadji, le fidèle serviteur de l'héroïne... Ce n'est pas sa faute mais, vu de loin, il avait un peu le faciès de Popeye (sans la pipe mais avec des cheveux sous le turban !) et il a dû avoir des crampes aux orteils, tellement il était toujours sur le bout des pieds, comme prêt à se jeter en avant...

Et je ne parle pas des couacs du choeur ! Non, il ne vaut mieux pas...

 

Aaaaaaah mais j'allais oublier le ballet !!! Cela aurait été impardonnable !!!

Comme il arrive dans les opéras, il y a quelques petits ballets pour agrémenter le tout...

Et, il faut bien reconnaître que le terme "agrémenter" convient particulièrement à ce que nous avons vu hier soir...

Je ne m'apesentirai pas sur le fait qu'en matière de ballerines, nous avions le choix entre ça :

Autruche.jpg

et ça :Hippo.jpg

Et ne voyez là aucune moquerie de ma part !

C'est à peu près la triste réalité...

 

 

 

Mais le summum était quand même qu'elles n'arrivaient pas à se coordonner entre elles, qu'elles se trompaient de sens ou de bras et qu'elles en arrivaient à regarder sur les copines pour essayer de terminer à peu près convenablement leur partie...

 

Voilà !

J'avoue qu'à ce stade là, c'en est désolant...

 

Madame Mère n'était pas très contente de sa soirée...

Belle Blonde et moi, non plus, mais, au moins, ça nous a bien fait rire encore aujourd'hui, au bureau !!!

 

Pintadement votre,

 

Framboise

05.10.2008

5 signes qui ne trompent pas

Voici un article du magazine "Psychologie" spécial 10 ans, sur l'Amour, comme toujours, cela m'aide à réfléchir et à avancer !!!

 

Pourquoi rester avec cet autre, l'amour vrai avec un grand A c'est quoi...

Peut on trouver des critères auxquels se référer ?

Voici une piste...quelques mots clefs, à vous d'acheter la revue !!!

 

"1/ Trouver l'autre mystérieux :

 

Aimer quelqu'un c'est aussi l'aimer pour son secret. Ce secret qui va à la rencontre de notre secret.

Aimer vraiment c'est la rencontre de 2 failles, de 2 blessures, le partage avec quelqu'un de ce qui nous manque radicalement mais que l'on ne pourra jamais dire

Aimer vraiment c'est dire à l'autre "tu m'intéresses"

 

2/ Avoir peur de le perdre :

 

Aimer c'est avoir peur, tout le temps.

L'amour vrai est un sentiment violent qui fait courir un danger aux 2 partenaires

 

3/ Accepter de s'engager avec lui dans l'inconnu :

 

Nous devons accepter de ne pas avoir la maîtrise de nos sentiments.

Pour aimer vraiment il faut presque croire à une sorte de miracle, il faut entretenir le feu, ne pas exiger de satifaction immédiate, accepter l'inconnu et être patient.

 

4/Eprouver du désir :

 

Aimer c'est avoir envie de l'autre et faire l'amour aide à aimer.

Les amants qui s'aiment connaissent une jouissance supplémentaire.

 

5/ Se sentir exister :

 

Etre aimé c'est se sentir justifié d'exister.

Aimer vraiment accentue notre sensation d'exister."

 

Alors, quelles sont vos réponses à ces 5 questions, vous qui aimez !!!!

 

Cerise